Test de la montre connectée Oppo Watch

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Oppo sévit dans les smartphones. Mais on le retrouve aussi dans les objets connectés, avec notamment une montre connectée simplement baptisée Watch et à propos de laquelle je vous livre mes impressions.

Le constructeur chinois se positionne donc sur le créneau de la smartwatch avec un modèle Oppo Watch. Celui s’affiche d’ailleurs à 249 euros pour le modèle 41 millimètres ou 329 euros pour le modèle 46 millimètres. En plus de proposer un plus grand écran et d’embarquer une plus grosse batterie, le second laisse le choix entre une version Wi-Fi et une version Wi-Fi/4G (eSIM). J’ai justement pu tester le modèle 46 millimètres Wi-Fi et vous livre aujourd’hui mon avis après une dizaine de jours avec l’objet au poignet.

Déballage

Oppo a soigné le packaging avec un emballage épuré et compartimenté rappelant celui d’un smartphone haut de gamme.

En ouvrant la boite, on tombe d’abord nez à nez avec la montre posée sur une sorte d’écrin.

Sous cet écrin en carton se trouve une pochette avec des guides de démarrage et de sécurité, ainsi que le socle de charge avec son câble USB. Un câble d’ailleurs d’une longueur suffisante pour permettre une charge sur l’ordinateur fixe, l’ordinateur portable ou le secteurOn est loin de certains bouts de ficelle parfois fournis par les fabricants.

Configuration

Au lancement de la montre, un écran vous invitera à télécharger l’application Wear OS  pour lancer la phase de configuration.

La configuration demandera quelques minutes. Il suffira de se laisser guider à travers différents écrans en gardant la montre à proximité du smartphone.

À l’issue de la configuration, la montre affichera un rapide tutoriel pour comprendre la navigation dans la montre, qui passe par l’écran tactile ou le bouton physique en haut à droite.

Tirer du haut vers le bas affiche ainsi le panneau $ de raccourcis (son, luminosité, mode avion, paramètres, etc.), tirer de la gauche vers la droite affiche l’assistant Google, tirer du bas vers le haut affiche les notifications et tirer de droite vers la gauche donne accès aux écrans de données de votre choix (activité quotidienne, entrainement, sommeil, mesure de la fréquence cardiaque, météo, titres de Google Actualités, etc.). Ce volet d’écrans de données est personnalisable après une pression prolongée permettant d’ajouter les écrans de son choix parmi une liste. Pour revenir au cadran d’affichage de l’heure, il suffit de faire le glissement inverse.

Autres gestes à connaître : la pression prolongée sur le cadran d’affichage de l’heure, qui permet de choisir parmi les autres cadrans en mémoire ou d’en récupérer de nouveaux, mais aussi l’appui sur le bouton physique en haut à droite qui permet de basculer entre l’affichage de l’heure et le tiroir d’applications. Notez aussi que couvrir l’écran de la montre avec la main permet de le mettre en veille instantanément.

Vous pourrez relancer le tutoriel en allant dans les paramètres et la section « Général », avant de tapoter sur « Lancer le tutoriel sur la montre ».

Premières impressions au poignet

La fixation de la montre se révèle assez simple. Il suffit de retourner le poignet et de le positionner sur un support, de glisser la montre en dessous, puis de clipser la partie supérieure du bracelet sur la partie inférieure du poignet. Il ne reste alors qu’à glisser le surplus de bracelet dans l’accroche prévue à cet effet. On choppe vite le coup de main.

 

Au poignet, la montre se révèle agréable à porter. Le poids de l’ensemble est plutôt correct et la matière du bracelet plutôt douce. À vrai dire, l’objet se fait vite oublier. Même pour une personne comme moi, plutôt habituée à des bracelets connectés moins imposants et plus légers. Une bonne surprise, donc.

L’écran

Au quotidien, l’écran de la montre est vraiment sympa. Il offre une luminosité à la fois suffisante pour un usage très confortable en extérieur et ajustable pour éviter de vous déranger le soir (grâce à l’icône dédiée dans le panneau de raccourcis).

D’ailleurs, si vous dormez avec la montre au poignet, je vous conseille d’aller dans les Paramètres et la section « Gestes » pour désactiver les fonctions « Incliner pour activer » et « Appuyer pour activer ». Cela évite les allumages intempestifs au moment de bouger le bras ou de se retourner dans le lit.

Aperçu des fonctions disponibles

Je me suis servi de la montre pour me réveiller le matin (comme je le fais habituellement avec le bracelet, mais avec du son cette fois-ci), pour suivre mon activité sportive (limitée au footing en ce moment), pour mesurer mon rythme cardiaque, pour recevoir les notifications du smartphone (Twitter, LinkedIn, Gmail, Call of Duty, etc.) et bien évidemment regarder l’heure.

Mais il y a d’autres fonctions classiques et bien pratiques comme l’affichage de la météo, le chronomètre, les exercices de respiration guidée, les rappels d’inactivité pour limiter la sédentarité ou la possibilité de faire sonner son smartphone pour le retrouver.

Avoir une lampe-torche et un traducteur sous la main restent appréciable, et ce sont justement deux fonctions intégrées d’office. La première se trouve dans le panneau de raccourcis et rend blanc l’écran de la montre, tandis que la seconde est à retrouver en bas du tiroir d’applications.

À cela pourront s’ajouter de nouvelles applications grâce à un store intégré dont l’icône se trouve dans le tiroir d’applications (pour rappel accessible avec un bouton sur le bouton en haut à droite du boitier).

Piloter facilement sa lecture audio et vidéo

Lors de la lecture audio ou vidéo sur le smartphone, un panneau de contrôle déporté peut apparaître sur la montre. Il suffit de réveiller l’écran avec un mouvement de poignet, un double tapotement sur l’écran de la montre ou un appui sur le bouton de mise sous tension de la montre (le vert) pour l’afficher. En utilisant l’écran tactile, on peut alors ajuster le son, mettre en lecture/pause ou naviguer dans le contenu. Une fois l’écran allumé, le bouton de mise sous tension peut même servir à nouveau, mais à la mise en lecture/pause cette fois-ci.

Pratique pour mettre rapidement et simplement en pause sa musique lors d’une soirée avec la musique du smartphone diffusée sur un système audio sans-fil. Une alternative également lors d’un footing, dans le cas d’écouteurs sans-fil aux contrôles peu pratiques.

L’autonomie et la charge

Concernant l’autonomie, je tenais 2 ou 3 jours en fonction des usages. Ça n’est vraiment pas énorme, et on rechargera régulièrement sa montre.

Concernant la charge, le constructeur indique une charge rapide permettant de faire le plein en 75 minutes. C’est ce que j’ai eu dans les faits. En parlant de charge, la base de charge se montre très pratique, avec son système de fixation magnétique et son câble de bonne longueur.

Conclusion

Finition exemplaire, prise en main aisée, fonctionnalités en nombre et charge rapide, l’Oppo Watch est assurément un objet désirable pour un technophile hyperconnecté. Maintenant, il y a cette autonomie loin d’être excellente qui obligera à régulièrement activer le mode économie et à recharger. Sans compter qu’Apple est également présent sur ce segment tarifaire avec sa Watch Series 3 à partir de 219 euros. Or, la firme à la pomme parlera sous doute davantage au grand public.

Test réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque