L’Europe veut un chargeur universel pour les smartphones, avec ou sans le soutien d’Apple

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Si Apple y reste opposé, le chargeur universel gagne en consistance. L’Europe a affirmé son intention d’y parvenir et envisage des mesures contraignantes dès cet été.

Le chargeur universel : une urgence

L’époque où chaque constructeur de terminaux mobiles y allait de son propre modèle de chargeur apparait désormais lointaine. Alors qu’on dénombrait 30 modèles en 2009, il en existe seulement 3 aujourd’hui. En effet, il y a le Micro-USB et l’USB-C pour le clan Android et le Lightning pour Apple. Si la situation a évolué dans le bon sens, elle reste problématique côté utilisateurs avec les différents câbles à avoir. Emmener un chargeur multiple lorsque l’on part en vacances avec plusieurs personnes n’apparait ainsi jamais un luxe. La situation n’a rien de bon non plus écologiquement parlant, avec les déchets électroniques générés. Bref, le problème n’est pas encore totalement résolu.

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Des mesures dès cet été, malgré le lobbying d’Apple

Dernièrement, les députés européens avaient remis le dossier sur la table. Selon eux, l’approche volontaire n’avait pas fonctionné et il fallait désormais “envisager une approche législative”. Ce jeudi, ceux-ci ont ainsi adopté une résolution non contraignante à 582 voix pour, 40 voix contre et 37 absentions. Estimant le dossier urgent, avec “51 000 tonnes de déchets électroniques par an liés au grand nombre de chargeurs”, ils attendent des mesures concrètes “d’ici juillet”. La Commission européenne a indiqué la préparation et la publication prochaine d’un rapport pour établir un bilan de la situation actuelle.

Selon l’AFP, qui cite plusieurs sources, “Apple a exercé un lobbying intense avant le vote de la résolution”. En vain, visiblement. Rappelons en effet que la firme à la pomme a rejeté l’idée d’un chargeur universel. Celle-ci y voit un frein à l’innovation. Faisant référence au grand nombre d’appareils Apple dans le monde, elle estime également que cela créerait “un volume sans précédent de déchets électroniques” et pénaliserait ses utilisateurs.