Chargeur universel pour les smartphones : l’Europe pense désormais à l’imposer

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chargeur multiple

Si l’Europe comptait au départ sur l’industrie pour l’harmonisation des chargeurs de smartphones, elle n’y croit visiblement plus aujourd’hui. Elle pense en effet à l’imposer aux constructeurs.

Chargeur universel : on l’a voulu et on l’attend toujours

Si l’époque où chaque constructeur de terminaux mobiles y allait de son propre modèle de chargeur apparait désormais lointaine, le problème n’est pas encore totalement résolu. En effet, plusieurs modèles de chargeurs cohabitent avec le Micro-USB et l’USB-C pour le clan Android et le Lightning pour Apple. Une situation pouvant s’avérer problématique côté utilisateurs avec les différents câbles à avoir. Avoir un chargeur multiple lorsque l’on part en vacances avec plusieurs personnes n’apparait ainsi jamais un luxe. La situation n’a rien de bon non plus écologiquement parlant, avec les déchets électroniques générés.

Pourtant, l’Union européenne milite depuis une bonne dizaine d’années pour un chargeur universel pour les appareils mobiles, incluant les smartphones, mais pas seulement. Elle avait ainsi confié le dossier aux constructeurs. Mais cette approche basée sur la volonté de l’industrie n’a pas clairement fonctionné. Certains font en effet de la résistance. Exemple : Apple dont le chargeur 18 Watts, que j’ai d’ailleurs testé avec mon iPhone 11, présente bien une entrée USB-C. Sauf qu’il y a un câble USB-C vers Ligthing entre le chargeur et le smartphone. Mais le clan Android n’est pas blanc comme neige non plus. Pour preuve, les modèles régulièrement lancés avec la vieille connectique Micro-USB. D’autant plus que celle-ci n’a pas le côté réversible très pratique de l’USB-C et qu’elle donne l’impression d’économies sur des bouts de chandelles.

Vers un changement de stratégie

Le dossier du chargeur universel a ainsi été remis sur la table cette semaine, lors d’une réunion des députés européens. Conscient que les choses n’avancent pas, les eurodéputés envisagent de plus en plus la solution d’une loi. Autrement dit une méthode plus contraignante. Le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic l’a en tout cas indiqué. Il a admis que l’approche volontaire pour « une plus grande harmonisation » n’a pas porté ses fruits et qu’il fallait à présent « envisager une approche législative ». Vivement.