Retour d’expérience : je suis passé d’un iPhone 6 et à un iPhone 11

Après plusieurs années en compagnie d’un iPhone 6, j’ai décidé de franchir le pas et de renouveler mon smartphone. Me voici avec l’iPhone 11 fraîchement annoncé par Apple. Retour sur mon passif avec l’iPhone et sur ce bond dans le temps. Ça s’est plutôt bien passé.

> Moi et les smartphones Apple : ça a commencé avec l’iPhone 3G

Moi et l’iPhone, ça remonte à l’iPhone 3G que j’ai obtenu en échange d’un PC de bureau. Je découvrais alors l’écosystème iOS auquel j’allais rapidement adhéré, mais aussi la boulimie applicative, cette fâcheuse tendance à télécharger tout et n’importe quoi juste parce que c’était gratuit. “Grrrattuit”, avec trois R comme dirait l’un des mes anciens formateurs. J’ai aussi eu l’occasion d’expérimenter le déblocage SIM non officiel et la galère pour le déverrouillage officiel, auprès d’un opérateur qui n’est pas le mien et du coup pas très coopératif. J’ai ensuite connu l’iPhone 3GS, l’iPhone 4 avec son écran haute définition, l’iPhone 5S avec son lecteur d’empreintes digitales et enfin l’iPhone 6 avec son écran 4,7 pouces. Oui, j’ai eu quelques des iPhone.

Malgré cette préférence pour iOS, j’ai possédé des smartphones Android et Windows Phone en parallèle. J’ai notamment adoré le Nokia 520 et j’ai toujours plaisir à utiliser mon Asus Zenfone Max Pro (M1). Je garde également un bon souvenir du Moto G 2013. J’ai même des smartphones Android préférés pour cette année : OnePlus 7/7 Pro, Xiaomi Mi 9T/9T Pro et Oppo Reno. J’irais vers eux si je ne préférais pas iOS.

> Pourquoi être resté si longtemps avec un iPhone 6 ? Parce qu’il répondait parfaitement à mes attentes

Vous remarquerez d’ailleurs que je m’étais arrêté à l’iPhone 6. Mais pourquoi pendant si longtemps ? Eh bien, plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, l’iPhone 6 avait exactement le format pour ma main. Ni trop gros, ni trop petit. Et particulièrement fin, en plus. C’était comme trouver chaussure à son pied.

Ensuite, malgré les années, l’iPhone 6 a toujours répondu à mes attentes en termes de réactivité, d’applications, de qualité photo et d’autonomie. Sans compter qu’il avait le mini-jack dont Apple a décidé de se débarrasser avec iPhone 7 et n’avait pas cette encoche apparue avec l’iPhone X qui me faisait alors fuir à grandes enjambées. Enfin, il avait toujours droit aux mises à jour d’iOS. Sauf cette année, où il se retrouve privé d’iOS 13.

> Ce qui m’a décidé ? Le passage à iOS 13, mais pas seulement

Et c’est d’ailleurs ce qui a renforcé mon envie de changer de smartphone cette année. L’idée me trottait en effet déjà dans la tête, je dois bien l’avouer. À force de tester des smartphones haut de gamme, je gouttais aux grosses performances et aux belles photos. Je prenais goût au confort d’un smartphone dernier cri. Le fait de me retrouver privé des dernières mises à jour de fonctionnalités et de sécurité n’a fait qu’enfoncer le clou.

Concernant les choses qui me rebutaient, j’ai eu le temps de m’y faire, avec l’écoute en Bluetooth dont j’ai réalisé les avantages. Exit les fils des écouteurs durant mes séances de footing, par exemple. Plus besoin de brassard, avec le smartphone qui peut rester à l’abri dans la poche fermée de mon short. Adieu également le fil du casque, pendant que je travaille en musique. Le revers de la médaille de cette absence de fils : avoir de nouveaux appareils dont il faut recharger la batterie…

Quant à l’encoche, je l’accepte un peu malgré moi, en me disant qu’elle permet tout l’attirail pour Face ID, tout en limitant les bordures. Et quitte à choisir, je préfère éviter le poinçon qui se balade au milieu de l’écran.

> Ce que j’aime avec l’iPhone 11 : sa prise en main, sa rapidité, sa qualité photo, sa technologie Face ID et la migration naturelle de l’écosystème iOS

Maintenant que j’ai l’iPhone 11, quelles sont mes impressions positives à son sujet ?

Commençons par la prise en main, avec le design en rondeur que j’avais déjà aimé sur les iPhone 3GS et iPhone 6. Le gabarit aurait pu être un problème, alors que j’ai une préférence pour les modèles compacts. D’où le fait d’avoir gardé longtemps l’iPhone 6. Sauf que je me suis habitué aux grandes diagonales avec les smartphones que je teste régulièrement, mais aussi avec mon Asus Zenfone Max Pro (M1) de 6 pouces. Du coup, les 6,1 pouces de l’iPhone 11 sont passés comme une lettre à la poste. Concernent le poids, l’Asus n’est pas un modèle poids plume, avec sa batterie 6 000 mAh et ses 180 grammes. Les 194 grammes de l’iPhone 11 n’allaient ainsi pas me faire reculer.

Vient ensuite la rapidité qui commençait à me manquer sur l’iPhone 6. Non pas que celui-ci jouait désormais dans la catégorie “veaux” comme j’ai pu lire sur Twitter, mais on sentait les années passées par là. À l’heure où tout va vite, 5 ou 10 secondes nous paraissent à présent une éternité.

Regardant au niveau du son, j’ai évidemment noté un rendu n’ayant rien à voir entre les deux générations. L’iPhone 11 offre clairement plus de patate et de relief. Encore un smartphone que je vais faire “gueuler” en jeu et en musique.

Concernant la photo, il n’y a justement pas photo. J’y allais en particulier pour ça. L’iPhone 6 parvient encore à produire des clichés exploitables. Sauf que mes attentes ont changé à force de tester des smartphones blindés de ce côté-là, à l’image des Galaxy S10e / S10 / S10+ ou des OnePlus 7 / 7 Pro.

Ci-dessous, trois exemples de photos avec l’iPhone 6, puis l’iPhone 11 :

J’étais resté sur le lecteur d’empreintes Touch ID qui fonctionnait généralement bien. Je dis bien “généralement”, car un doigt gras après manger ou humide en été, et ça n’était plus la même expérience. De quoi s’arracher les cheveux (sauf pour moi du coup). Et me voilà avec la reconnaissance Face ID particulièrement rapide. Dommage que le processus soit ralenti par la nécessité d’un balayage du bas vers le haut. Avec Touch ID, on atterrit directement sur l’écran d’accueil. Un aspect d’autant plus agaçant que les smartphones Android permettent d’atterrir directement et rapidement sur l’écran d’accueil.

Enfin, il y a la migration très simple entre les deux appareils, avec la sauvegarde et restauration via iCloud. Rien à redire. Il m’a juste fallu re-saisir pas mal de mots de passe (Hotmail, Twitter, Hangout, WhatsApp, etc.).

> Ce que je n’aime pas : ce chargeur 5 Watts, cette encoche et ce mini-jack désormais absent

Parlons à présent des choses que j’apprécie le moins. Oui, je ne suis pas fanboy jusqu’au bout des ongles…

Il y a tout d’abord cet aspect un peu pingre de la firme à la pomme. Payer 809 euros et se retrouver avec un chargeur 5 Watts ? Bof… Ça passe encore sur un modèle d’entrée de gamme à 100 euros, mais cela reste inacceptable à ce niveau de prix. Honteux même. Je repense également aux marques comme Xiaomi ou OnePlus qui fournissent la coque de protection. Xiaomi inclut d’ailleurs une coque qualitative avec ses Mi 9T et Mi 9T Pro. Là, rien du tout. Disons que j’ai eu de la “chance” de dénicher un modèle compatible et sympa pour 20 euros dans une boutique Orange. La plupart des modèles vus en magasins étaient à 45 ou 55 euros.

Revenons sur cette encoche. Je me suis dit que j’allais m’y faire avec le temps, car une technologie de sécurité justifie sa présence. Reste que j’ai pour l’instant du mal à l’oublier.

Il y a aussi ce mini-jack absent. Alors oui, je me suis habitué au Bluetooth, mais j’aurais aimé qu’on me le laisse le choix. Je n’en aurais sans doute pas tenu compte si un adaptateur était fourni dans la boîte. Certains constructeurs de smartphones Android fournissent bien un adaptateur USB-C/mini-jack, après tout. Maintenant, autant s’y faire, étant donné la direction prise par l’industrie du smartphone.

> Premières impressions après 3 jours en sa compagnie

Ne tournons pas autour du pot. Ce n’est pas un achat sur un coup de tête. Ni achat de fanboy qui change de modèle tous les ans. Si j’ai lâché 809 euros pour le nouvel iPhone 11, c’est que j’en avais réellement envie. Pas au point cependant de payer un iPhone 11 Pro ou iPhone 11 Pro Max. Pourquoi ? D’une, je les trouve trop chers. Mettre 1 000 euros et plus dans un smartphone, je n’ai pas encore franchi ce cap psychologiquement. De deux, pour avoir essayé l’OLED sur d’autres smartphones, ça n’apparaît pas primordial à mes yeux. Quant au troisième capteur photo dédié au zoom optique, je n’en aurais pas vraiment l’utilité. Je ne zoome presque jamais pour mes photos. Par contre, l’ultra grand-angle, je me suis aperçu que j’appréciais sa disponibilité.

J’aurais très bien pu m’orienter vers la génération précédente, me direz-vous. Mais il y a également le souhait de rentabiliser un investissement non négligeable, sachant que je compte renouveler mon appareil dans les 3 ou 4 ans. Quitte à y mettre le prix, autant profiter de la plus grande période de mises à jour et des dernières nouveautés. Bref, rendez-vous dans quelques années pour un bond dans le temps similaire.