Test Brutal Brutalness sur mobile : jeu rétro pour les metalleux

Je vous propose un test du jeu Brutal Brutalness sur Android et iOS. Il combine les graphismes rétro et la musique metal. Ça fonctionne plutôt bien.

> Un jeu mobile aux graphismes rétro

Disponible sur Android et iOS, Brutal Brutalness surfe sur la vague du rétrogaming. Combinant l’action et la plate-forme, il propose ainsi des graphismes 2D à l’ancienne. Malgré le côté pixelisé, ça reste très propre, que ce soit sur l’écran d’un smartphone ou celui plus grand d’une tablette tactile. Loin d’être désagréable pour les yeux.

Pas de grand scénario, ici. Il s’agit en effet de retrouver les autres membres du groupe. Pour cela, il va falloir parcourir 30 niveaux avec des pièges (fossés avec pics, murs avec pics, grosses disqueuses), des créatures plus ou moins hostiles (vikings, squelettes, cyclopes), des canons, des artilleries et des boss.

Les commandes s’avèrent assez simples. Il faut sauter (bouton dédié), grimper (bouton saut, puis bouton arrière ou avant) ou user de vos armes pour dégommer les ennemis ou les structures (bouton dédié). Sans oublier la possibilité de taper dans les barils explosifs rouges pour les faire voler et exploser à côté des ennemis.

De base, vous possédez le saut simple et une épée. Les pièces récoltées en tuant les ennemis ou en ouvrant les coffres permettent d’obtenir des powerups tels qu’un saut double ou une arme à feu. Pour acquérir ces capacités supplémentaires, il faut retourner au camp et se rendre à la boutique (banderole “Distro”). Le retour au camp est proposé dans le menu des niveaux, et parfois au début d’un niveau.

> Une ambiance sonore prenante

La bande sonore est signée Novembers Doom, un groupe de métal américain. Et il faut bien admettre qu’elle fait son petit effet, qu’elle participe grandement à l’immersion. On finit même par avoir du mal à imaginer Brutal Brutalness sans cette musique énergique. Elle fait effectivement partie des points forts du jeu.

> Accrochez-vous, car ça n’est pas simple

Passons à présent à la difficulté de Brutal Brutalness. Si le jeu paraît gentillet au départ, la difficulté ne tarde pas à se manifester. Au point qu’un impatient peut rapidement lâcher le jeu.

Le premier point de blocage pour moi était un passage du niveau 4 “Beneath a Funeral Moon”. Tout en montant, il faut éviter le tir de canon et les pics sur la droite, mais aussi le viking et l’artillerie sur la gauche. Le second blocage était un passage du niveau 7 “Denial of Life” (première image ci-dessous). La descente d’une colonne débouche sur des pics, attendant de vous embrocher. Il faut ainsi penser à rester sur la paroi de droite, pour glisser ensuite vers la plate-forme de récupération. Le nombre de mes cadavres sur la photo illustre bien la difficulté. Toujours au niveau 7, je me souviens aussi d’un passage avec trois canons tirant depuis le plafond, suivis de trois disqueuses et d’un ennemi (deuxième image ci-dessous). Et il y en a plein des comme ça…

Le plus étrange est d’ailleurs de bloquer dans l’un des premiers niveaux, tout en tuant facilement le boss du niveau 10 (troisième image ci-dessous). J’en suis venu rapidement à bout. Il suffit d’attendre à l’écart et de s’approcher au bon moment pour frapper. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler… Retenez juste que ce n’est pas lui qui gênera votre progression.

> Recommencer encore et encore

D’une manière générale, attendez-vous à recommencer plusieurs fois avant d’assimiler les mécanismes et trouver le bon timing. La mort fait effectivement partie de l’équation et vous n’y échapperez pas. Aucune limite pour les essais, d’ailleurs. Lorsque vous perdez toutes vos vies (10 au départ), vous pouvez revenir à la vie, mais en perdant cependant toutes vos pièces récoltées. Vous conservez en revanche l’avancement dans le jeu.

Notez enfin que des checkpoints (comme celui ci-dessous) permettent de ne pas recommencer un niveau compliqué depuis le début. Vous remarquerez au passage que les ennemis ne seront pas revenus en vie, ce qui simplifie la tâche. On retrouve aussi ses propres cadavres, ou ce qu’il en reste. Une tête, par exemple. Un peu glauque, mais utile pour rappeler un passage difficile du niveau.

> Verdict

Après deux bonnes heures dessus, mon avis est partagé. J’aime les graphismes à l’ancienne. Je trouve la bande sonore vraiment géniale. Je maîtrise désormais bien les commandes. Il y a juste cette difficulté qui peut s’avérer assez frustrante par moment. Le timing et la précision tellement exigeants rendent l’avancement presque impossible, décourageant. Je suis passé outre jusque-là, car j’aime le défi. D’autres auront moins la patience et passeront à autre chose.

Si vous êtes prêts à tenter l’aventure, Brutal Brutalness est disponible sur l’App Store pour 1,09 euro et sur le Play Store pour 1,39 euro. Une somme modique et justifiée par l’absence de publicité. Ce dernier point méritait d’être souligné, à l’heure de la publicité à tout-va dans les jeux mobiles.