Nes Mini : test du clone chinois à 20 euros, que vaut-il ?

Après avoir hésité, j’ai fini par commander le clone chinois de la Nes Mini. Que vaut-il par rapport à la réédition de Nintendo ? Quel intérêt pour le fan du modèle original que je suis toujours resté ?

> La Nes et moi : une longue histoire

La Nes, c’est une histoire qui a débuté il y a 26 ans, lorsque j’avais tout juste 9 ans. J’achetais alors ma première console de jeu vidéo pour 400 francs avec le jeu Isolated Warrior. C’est en ayant aidé mon père que j’avais pu économiser chaque mois et enfin pu me l’offrir. Elle fût mon premier objet obtenu “à la sueur de mon front”. Sa valeur est donc double, ce qui explique un certain attachement encore aujourd’hui. Cette console mythique, je la possède (rachetée depuis) et Tetris reste tout simplement mon jeu vidéo préféré, celui que je choisirais s’il ne devait en rester qu’un à la maison.

Aussi, quand arriva la Nes Classic Mini, en 2016, j’ai hésité. Pourquoi prendre la réédition quand j’ai déjà l’originale et alors que Tetris ne fait pas partie des jeux intégrés ? Impossible non plus d’envisager le bon vieux Duck Hunt. Il a ainsi fallu la deuxième fournée de Nes Mini pour que je mette la main dessus. La réédition aura sa place dans le salon sur le téléviseur LCD, quand l’original se retrouvera dans mon coin rétrogaming avec le gros téléviseur cathodique. Facile à glisser dans le sac à dos, elle trouvera aussi son utilité au travail, pour une partie entre collègues durant la pause de midi.

Sauf qu’entre temps, j’avais repéré un clone chinois de cette Nes Mini. Ayant pu le voir dernièrement sur eBay à 15-20 euros, livraison incluse, j’ai décidé de le prendre. Pourquoi ? Surtout la curiosité de voir ce petit objet. Et peut-être aussi parce qu’on annonce 500 jeux intégrés, quand le modèle de Nintendo n’en compte que 30. Il y a même des modèles avec 600 jeux.

> Déballage et premières impressions face à la bête

Après quelques semaines d’attente, je trouve donc la “Nes Mini” sur mon bureau. Ma femme l’a récupérée dans la boîte aux lettres et me voilà impatient de la tester.

Côté packaging, le fabricant a fait dans la simplicité. Une planche en carton pliée sert à séparer les éléments, tandis que quelques attaches permettent de garder les câbles rangés. Il y a également deux feuillets, un pour l’installation de la console et l’autre pour lister les jeux.

 

 

Côté accessoires, il est plaisant de découvrir deux manettes, avec en plus des vrais câbles, quand Nintendo ne propose qu’une manette avec un câble à la longueur ridicule. La photo ci-dessous parle d’elle-même. On a également plaisir à trouver l’adaptateur secteur dans la boîte, quand il est absent chez Nintendo.

Cerise sur le gâteau – au moins dans mon cas -, le câble RCA pourra servir à d’autres consoles. Je pense à la console portable d’ATGames – une Sega portable – que j’ai à la maison et qui n’inclut pas ce câble. Je commence à rentabiliser mon achat…

 

Enfin, concernant la console elle-même, le clone apparaît plus léger que le modèle Nintendo. Une pesée confirme, d’ailleurs, un poids de 138 grammes face à 175 grammes. Il y a aussi cette odeur de plastique bas de gamme qu’on peut sentir dans les boutiques de produits pas chers type Gifi ou Vima. Bref, une finition plus “cheap”. Pas de surprenant, cela dit, au regard du prix de l’appareil. J’en ai eu pour 15,87 euros.

 

> Des manettes de bonne facture, mais un branchement pas très logique

Branchons maintenant cette petite console. Je la connecte logiquement à mon téléviseur cathodique, ce qui permettra une meilleure comparaison en termes d’affichage.

Et là, première chose à noter. Si le constructeur a inversé les boutons de mise sous tension et de redémarrage, ce qui peut perturber sans toutefois être grave vu que les boutons sont nommés, il a fait de même pour les ports manettes. La manette 1 se branche sur le port de droite et la manette 2 sur celui de gauche. De prime abord, je pensais à une manette défectueuse. L’intuition m’a fort heureusement conduit à tester la manette 1 sur le second port.

Parlons justement des manettes. Mis à part le logo le Nintendo, qui a disparu pour des raisons logiques de droits et la connectique différente, c’est la même visuellement. Le branchement ne pose pas problème. À l’usage, les boutons sont légèrement moins souples qu’à l’origine, mais restent agréables à utiliser. Certains pourront même préférer ce ressenti. Et comme je le disais plus haut, la longueur de câble permet enfin de ne pas se retrouver scotché à l’écran.

> L’interface et les jeux intégrés

Poursuivons avec l’interface. Sommaire, elle propose la navigation dans une liste de jeux, sans image de prévisualisation ou texte de présentation. La navigation se fait par page de 10 avec les touches gauche/droite ou par cinq pages de 10 avec les touches B/A.

Il y a pas mal de classiques que je connais. J’ai retrouvé Chip’n Dale, Contra, Gradius, Donkey Kong, Mario Bros, Robocop, Payer Boy ou encore Teenage Mutant Hero Turtles. Les graphismes, les sons et la jouabilité sont fidèles à ce que je connaissais.

J’ai eu plaisir à découvrir un Mickey Mouse qui n’est pas facile, mais qui s’avère plutôt sympa. Je n’ai pas réussi, par contre, à jouer à Choplifter, que je connaissais de la Master System II. Il s’est chargé, mais l’écran de jeu est resté figé, sans son, ni réaction en appuyant sur les boutons.

En plus exotique, il y a aussi ce Mario 14. Bien que non officiel, il reste toutefois très plaisant à jouer, car très maniable et plutôt joli côté graphismes. D’après moi, en tout cas. Évitez en revanche ce Aladdin 3, dont on se lasse vite.

Avec 500 jeux, il y en aura en tout cas pour tous les goûts. Si vous aimez le rétro, vous avez des chances de trouver votre bonheur. Il faudra par contre fouiller. Comme indiqué plus haut, pas de capture d’écran pour se faire une idée. On doit se contenter de simples listes.

> Verdict

Après quelques heures de jeu, me voilà plutôt convaincu par… le clone. Alors, oui, il n’est pas exempt de défauts. L’inversion des ports manettes et le jeu qui ne se lance pas en sont des exemples. Mais gardons à l’esprit que l’objet coûte 15-20 euros, selon le revendeur. Avec deux manettes fonctionnant à merveille et plusieurs centaines de jeux, dont plusieurs bons titres, on en a clairement pour son argent. Envie d’un petit retour en enfance sans forcément casser la tirelire ? Foncez.