Polémique Facebook : partage des données personnelles avec plus de 60 fabricants de smartphones

Nouvelle polémique à laquelle doit faire face Facebook. Le réseau social est pointé du doigt pour avoir partagé les données des utilisateurs avec plus de 60 constructeurs de smartphones.

> Une polémique, encore une…

Après la récente affaire Cambridge Analytica, avec les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs ayant pu être scrutées et utilisées pour peaufiner la campagne présidentielle de Donald Trump, Facebook est une nouvelle fois pointé du doigt. Selon le New York Times, le réseau social a tissé des liens trop étroits avec les constructeurs de smartphones

> Plus de 60 constructeurs

Comme il l’a confirmé, Facebook a en effet donné accès aux données personnelles de ses utilisateurs à plus de 60 constructeurs de smartphones. Ces partenariats ont été enclenchés par un Mark Zuckerberg sentant rapidement que le Web allait passer par le mobile et qu’il en serait de même pour Facebook. Le futur lui donnera d’ailleurs raison…

Facebook-mobile.jpg

Remontant à 2010, ces partenariats avaient pour but de créer des passerelles vers les différents services de Facebook et de peaufiner ces services. De leur côté, les constructeurs pouvaient également analyser les données pour procéder à des améliorations. Un échange de bons procédés, donc. De plus, Facebook a affirmé que les données restaient chez les constructeurs et qu’aucune fuite n’a été rapportée jusque-là.

Parmi les dizaines de partenaires, il y a Apple, Amazon, BlackBerry, Huawei, Lenovo, Microsoft, Oppo, Samsung et TCL (qui gère aujourd’hui les smartphones Alcatel et BlackBerry).

> Qu’en penser ?

Est-ce réellement une surprise ? Pas vraiment, sachant que le business de Facebook repose essentiellement sur le brassage des données. On n’est pas non plus étonné que le réseau social ait tout fait pour avoir sa place dans les smartphones, par où passe essentiellement la navigation sur les réseaux sociaux. 

Au-delà de l’absence de consentement explicite de la part des utilisateurs, ce qui dérange aussi (surtout?) outre-Atlantique, c’est la présence, dans le lot, de quelques marques chinoises telles que Huawei, Lenovo, Oppo ou TCL. Or, on sait qu’elles sont vues d’un mauvais œil, car soupçonnées de proximité avec le gouvernement chinois et de servir à l’espionnage. D’ailleurs, Facebook a rapidement promis de revoir l’accord avec Huawei, sachant que ce dernier est dans le collimateur de l’administration américaine.

Les prochains mois promettent en tout cas d’être mouvementés pour Mark Zuckerberg.