Application SAIP : le gouvernement décide d’y mettre fin

Après deux ans de mauvais services, l’application mobile SAIP est abandonnée par le gouvernement. Elle aura tout de même coûté 300 000 euros…

> L’application SAIP : une bonne idée au départ

Suite aux différents attentats en France, le gouvernement a décidé de proposer une application mobile qui permettrait aux citoyens d’être prévenus le plus rapidement possible.

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En 2016, l’application SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations) a donc vu le jour, avec la promesse d’alertes en temps réel au sujet d’un attentat ou de conséquences d’un attentat. Elle promettait aussi des alertes en cas de feu de forêt, d’inondation, de séisme, de cyclone, de tsunami ou d’irruption volcanique.

> Sauf que…

Maintenant, il y a les promesses sur le papier et… la réalité. Et c’est là que ça coince avec les quelques loupés. On peut citer le drame du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice qui a pris… deux heures à être relayé. On est loin du temps réel. Pire encore et plus récent, les attentats de Trèbes, du 23 mars 2018, qui n’ont jamais été signalés. Sans compter les fausses alertes.

C’en est trop pour le gouvernement, qui a décidé d’arrêter purement et simplement les frais, sachant qu’on parle de 300 000 euros injectés pour l’application. Celui-ci a fait savoir qu’il s’orientera désormais vers les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, bien plus réactifs et très utilisés par la population. Interrogé par le HuffPost, Frédéric de Lanouvelle, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a ainsi indiqué que le contrat liant le ministère au prestataire se terminera le 31 mai.